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Avouez. Il y a tout plein de questions comme ça qui vous trottent dans la tête.

 Avouez. Il y a tout plein de questions comme ça qui vous trottent dans la tête. Comment convaincre votre enfant de manger ses brocolis? De quitter le parc sans pleurer? De faire ses devoirs sans rouspéter?


Avouez. Il y a tout plein de questions comme ça qui vous trottent dans la tête. Comment convaincre votre enfant de manger ses brocolis? De quitter le parc sans pleurer? De faire ses devoirs sans rouspéter?


Jamais vous n'oseriez demander au pédiatre. Et mystérieusement, les livres, qui analysent en long et en large toutes sortes de théories comportementales, n'abordent que bien rarement ces problèmes pratiques, quotidiens, et ô combien exaspérants. Pour toutes ces interrogations, et davantage encore, il existe Internet et les blogues, où des parents offrent leurs conseils... pas toujours orthodoxes.


Des parents adoptent les blogues pour échanger trucs et conseils sur l'art d'élever la marmaille. Sans censure et dans l'anonymat. Bouh! Parents indignes!


Prenez la sucette. La suce, le suçon ou, plus officieusement, le bouchon. Vous savez, cet objet que certains enfants recrachent spontanément et que d'autres, allez savoir pourquoi, adoptent à la vie à la mort, incapables ensuite de s'en séparer? Un instant d'égarement, généralement au beau milieu de la nuit, alors que vous venez enfin de vous assoupir, elle tombe, et c'est la crise. Si vous abordez la question avec votre pédiatre, il risque de vous dire qu'il est sans doute temps de sevrer l'enfant. Le dentiste ira évidemment dans le même sens. Mais votre instinct (de survie) vous fait penser tout le contraire. Alors que faire?


«Élever des enfants, c'est aussi une question d'apprendre par l'exemple. Les livres, c'est beau, mais l'expérience des autres peut nous donner des indices.»


Cette grande sagesse nous vient de «Mère indigne» (www.mereindigne.com), de Laval, 34 ans, qui élève deux enfants (1 et 7 ans), blogueuse depuis quelques mois. Sur son site, les anecdotes entourant la fameuse sucette ne manquent pas.


Des mères remplissent le lit de leur bébé de sucettes, histoire de ne jamais être à court. Certaines sont déjà allées jusqu'à en parsemer 19 (!) dans un moïse. Pour couper l'envie à bébé, des mamans coupent (justement) un petit bout de ladite sucette chaque jour, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Une mère a aussi cousu quelques sucettes à une doudou, un grand tissu étant plus facile à retrouver dans le noir qu'un petit objet collant.


Si vous avez déjà lu ce genre de trucs dans un manuel, faites-nous signe. «Quand on lit des livres sur les enfants, on nous indique les bonnes choses à faire. Mais dans le quotidien, on fait parfois de mauvaises choses, reprend Mère indigne, également étudiante en philosophie à l'Université de Montréal. Quand on parle des enfants, on dirait qu'il faut toujours avoir l'air d'un saint. Mais parfois, on se rend compte qu'on ne peut pas toujours être parfait.» D'où son pseudonyme de Mère indigne, qu'elle a tenu à conserver pour cette entrevue. «Les bouquins ont tendance a être très dogmatiques, poursuit-elle. Être indigne, c'est remettre ce dogme en question.»


Plus facile d'être indigne sur Internet qu'en chair et en os devant plein d'autres mamans. Prenez le coucher du bébé. Toutes les mères savent qu'il faut laisser bébé pleurer, pour qu'il apprenne à s'endormir tout seul. «Si tu dis tout haut: moi je trouve que ça va plus vite de l'endormir dans une chaise berçante, tu vas te faire rabrouer, poursuit Mère indigne, en connaissance de cause. Sur un blogue, t'es chez toi, dans ton salon. Jusqu'à maintenant, je n'ai jamais eu de commentaires négatifs.»


Pourtant, les trucs «indignes» abondent dans son blogue:comment sortir sa fille aînée du bain (avec la minuterie), l'habiller le matin (en n'achetant que des vêtements coordonnés), faire avaler les légumes (avec la cuillère ou la fourchette, chérie?), etc.


«Le blogue nous permet de faire passer des messages qu'on ne se permettrait pas de dire dans la vraie vie», renchérit Marie-Josée, l'une des deux plumes des Chroniques du patio (www.chroniquesdupatio.ca), devenue mère à 40 ans.


Un exemple? «On n'osera pas dire tout haut que notre main est partie, par exemple. Ici (sur le blogue), oui. Parce que la maman parfaite qui ne perd pas patience, la maman Caillou, on sait qu'elle n'existe pas, dit-elle. Le blogue nous permet, dans un délai très rapide, de nous rassurer, d'échanger des informations utiles et de valider nos propres perceptions comme mère.»


«Moi, ce qui m'intéresse, c'est quand l'expérience peut servir de point de départ d'une réflexion ou guider quelqu'un d'autre», ajoute Martine Gingras, la plume, depuis 10 ans, des Banlieusardises (www.banlieusardises.com).


Celle qui recherche «l'expérience partagée» dit tout de même puiser ses trucs dans les livres (en ce qui a trait à la discipline), mais aussi sur Internet, les blogues, les forums de discussion et aussi auprès d'autres mères rencontrées ici et là, aux cours de yoga postnatal ou de cardio-poussette.


C'est ainsi qu'elle a publié sa recette de crème foufounes maison («les filles étaient très contentes!») sur son blogue, fait une liste de critères pour choisir une bonne poussette ou encore vanté les mérites (écolos et pratiques) des lingettes lavables (et non jetables).


Que pensent les experts de ces ressources virtuelles? «Internet est un lieu de communication qu'on ne contrôle pas, met en garde Richard Cloutier, psychologue à l'Université Laval, spécialisé dans le développement de l'enfant et de l'adolescent. Cela pose le défi de distinguer le bon du mauvais. (...) On peut rencontrer toutes sortes de gens qui peuvent faire de la propagande, de la promotion ou de la justification d'un point de vue. Oui, ça peut être un lieu intéressant de parrainage et de communication, mais il n'y a pas de contrôle.» À bon entendeur...

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